Français Nederlands ← Tous les guides

La liste de courses se lit en magasin, pas à la maison

Mis à jour le 22/09/2026

Une liste de courses tirée d'un menu est presque toujours illisible pour une raison précise : elle a été écrite recette par recette. On se retrouve devant l'étal avec trois lignes de courgettes et une addition à faire de tête, un chariot dans une main et le téléphone dans l'autre.

Ces règles existent pour le lieu où la liste est lue.

Un ingrédient, une seule ligne

Un ingrédient figure une seule fois, avec la quantité totale de tous les repas qui l'emploient, additionnée. Trois repas qui demandent chacun 200 g de courgettes donnent une ligne, « 600 g de courgettes ». Jamais trois lignes de 200 g.

C'est la règle qui change le plus de choses en pratique, et c'est aussi celle que les listes générées ratent le plus souvent.

Aucun nom de jour dans la liste

Pas de « 200 g de courgettes (mercredi) », sous aucune forme et surtout pas entre parenthèses. Le jour ne sert à rien une fois le panier rempli, et il oblige à additionner de tête.

Un ingrédient rattaché à son jour est une information de cuisine. Elle a sa place dans la recette, pas dans le rayon.

Les unités se ramènent à la même avant d'additionner

Deux courgettes et 200 g de courgettes font une seule ligne, exprimée dans l'unité qui s'achète. Une liste qui mélange les pièces et les grammes pour le même produit redemande le travail qu'elle était censée faire.

Quatorze rayons, dans l'ordre du magasin

Les articles sont rangés par rayon, pas par recette : fruits et légumes, viande, poisson, boulangerie, frais, surgelés, boissons, pâtes et riz, épicerie salée, épicerie sucrée, conserves, sauces et condiments, herbes et épices, droguerie et entretien.

Le dernier est réservé à ce que vous ajoutez vous-même : aucun menu n'y place quoi que ce soit. Chaque rayon se replie d'un geste, ce qui évite de faire défiler quatorze articles de viande pour arriver au suivant, et un rayon entièrement coché se replie tout seul.

Les indispensables : ce que vous avez déjà

Seize articles alourdissent une liste sans rien lui apprendre, parce que tout le monde les a chez soi. Vous les cochez une fois, dans votre profil, et ils n'apparaissent plus.

  • Herbes et épices : sel, poivre, herbes de Provence, romarin, thym,

laurier, paprika, cumin, cannelle, curry, muscade, ail, oignon

  • Sauces et condiments : huile, vinaigre, bouillon cube

La règle qui décide de cette liste tient en une phrase : ce qui ne s'épuise pas. C'est pourquoi le beurre et le citron n'y sont pas, et pourquoi le romarin, le thym et le laurier y figurent au sens du rayon, c'est-à-dire séchés. Du thym frais se termine ; le cocher reviendrait à ne plus jamais le voir revenir sur la liste.

Chaque article coché reste visible, replié sous son rayon d'origine avec un bouton pour le remettre dans la liste du jour où il vous manque.

Pourquoi « lait » n'emporte pas le lait de coco

Un indispensable coché filtre par mots entiers, et il ne prend jamais un produit complété par autre chose. « Lait » coché laisse le lait de coco sur la liste, parce que ce n'est pas le même produit. « Huile » laisse l'huile d'olive. « Riz » n'emporte pas le chorizo.

Le filtre penche volontairement du côté de la ligne en trop : « sel de Guérande » reste sur la liste alors que le sel est coché. Une ligne superflue se raye en une seconde ; un ingrédient manquant se découvre devant la poêle.

La liste arrive avec le menu validé

Elle se construit à la validation de votre semaine, en même temps que les deux documents à imprimer. Tant que le menu est en cours de relecture, les recettes peuvent encore changer, et une liste bâtie sur des plats qui vont bouger n'aurait servi à rien.

Comment Pluka s'en sert

Ces règles ne sont pas un article écrit à côté du produit : ce sont celles que l'application applique à chaque menu. La liste naît du menu, rayon par rayon, et elle se coche au magasin depuis un téléphone.

Elles évoluent quand un cas réel montre qu'il manque quelque chose.