Menu végétarien : d'où viennent les protéines de la semaine
Mis à jour le 22/09/2026
Composer une semaine végétarienne ne consiste pas à retirer la viande d'un menu classique. Le poste des protéines se vide, et il faut le remplir autrement, six fois de suite, sans servir des lentilles tous les soirs.
Ce qui sort, y compris sous les formes qu'on ne voit pas
Aucune viande, aucune volaille, aucun poisson, aucun fruit de mer, aucun produit de la mer, dans aucun repas et sous aucune forme.
La dernière partie de cette phrase est celle qui se perd le plus vite. Un plat peut être présenté comme végétarien et porter quand même :
- du bouillon de viande, dans une soupe ou un risotto
- des lardons ou du jambon, dans une quiche ou une salade
- de la gélatine, dans un dessert ou une préparation prise en gelée
- de la sauce de poisson, dans une recette asiatique
Ce sont des ingrédients de second rang, cités en petit dans une étape, et personne ne les cherche.
Les sources de protéines qui restent
Elles sont plus nombreuses qu'on ne le croit, et c'est en les faisant tourner que la semaine tient :
- Les œufs
- Le fromage et les produits laitiers
- Les légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots
- Le tofu
- Le tempeh
- Le seitan
- Les steaks végétaux
Dans un menu végétarien, cette liste remplace toutes les autres. Un menu ordinaire fait tourner sept postes de protéines sur la semaine, dont le poisson et deux postes de viande : ici, ces postes n'existent plus, et c'est la liste ci-dessus qui décide.
Les légumineuses sont des protéines, pas un féculent
C'est l'erreur qui rend une semaine végétarienne décevante. Lentilles, pois chiches, haricots secs, flageolets, fèves et petits pois comptent au quart des protéines de l'assiette, jamais au quart du féculent.
Les compter à la mauvaise place donne une assiette où le féculent occupe deux parts et la protéine aucune. Le repas paraît complet, et il ne rassasie pas.
Le seitan, et le seul cas où il ne convient pas
Le seitan est une bonne source de protéines végétales, et il est du gluten de blé : c'est son ingrédient, pas une trace. Il est donc parfait dans un menu végétarien, et impossible dans un menu sans gluten.
Quand les deux contraintes sont cochées ensemble, le retrait l'emporte sur l'autorisation. C'est la règle générale : une contrainte qui exclut gagne toujours sur une consigne qui propose.
Deux contraintes au maximum, et ce que cela ferme
Pluka accepte deux contraintes cochées en même temps, pas trois. « Végétarien et sans gluten » ou « végétarien et sans lactose » sont donc possibles ; les trois ensemble ne le sont pas.
Nous préférons le dire que le laisser découvrir. La borne existe parce que trois retraits simultanés laissent très peu de plats, et elle sera rouverte le jour où un cas réel montrera qu'elle gêne plus qu'elle ne protège.
Une précision qui compte
Un menu végétarien est un choix alimentaire. Si un aliment vous est interdit pour raison médicale, il se coche dans les allergènes de votre profil et non dans le type de menu de la semaine : il vaut alors pour tous vos menus, sans exception et sans que vous ayez à y repenser.
Comment Pluka s'en sert
Ces règles ne sont pas un article écrit à côté du produit : ce sont celles que l'application applique à chaque génération de menu. Vous cochez « végétarien », et la semaine est composée avec elles, jusqu'à la liste de courses.
Elles ont été relues par une diététicienne, et elles évoluent quand un cas réel montre qu'il manque quelque chose.